Les têtes et le visage en sculpture

Cet article de mon blog est une invitation à explorer

  • l’émotion
  • la transcendance
  • la narration qui se cachent derrière un visage sculpté. Plongeant dans l’univers fascinant, porte ouverte sur les émotions figées dans l’éternité artistique, sculpturale, découvrez ce qu’est le visage !
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Visage en pierre sculpté, Martin Damay

Le visage en sculpture est une flamme qui ne se consume pas

Le visage tient une large part dans mes sculptures (consulter mes portraits), à tel point que j’en viens à me demander s’il n’est pas l’essentiel ?
Je présente ici quelques- uns de ces visages sculptés.
La statue est en pierre ; le visage en est le point dominant, le « plus haut point ».

visage de vierge en pierre
Visage en pierre sculpté, Martin Damay

Le visage en sculpture ouvre un chemin

Le visage, cette fenêtre sur l’âme, trouve une expression singulière dans l’art de la sculpture de la pierre.
Au fil des siècles, les sculpteurs ont capturé l’essence de l’humanité à travers des visages figés dans la pierre ou d’autres matériaux immuables.
Chaque détail ciselé témoigne du talent technique de l’artiste- sculpteur, mais aussi de sa capacité à donner vie à un bloc de pierre « inanimé ».

visage de saint joseph en pierre sculptée martin damay
Visage en pierre sculpté, Martin Damay

Le genre est déterminé avant l'acte

Je vous invite à découvrir une approche de la sculpture, celle où le genre de la statue ou du visage se révèle, « se met à jour » dès les premiers gestes :
Lorsque je travaille la pierre, je ne choisis pas ultérieurement et aléatoirement le sexe du sujet représenté en l’œuvre ;  celui- ci s’est imposé avant les premiers coups de ciseau :
Le processus créatif s’amorce donc avec une certitude intime : avant même de sculpter, le visage ou la silhouette existe dans son identité, son sexe, son genre, telle une évidence qui guidera chaque mouvement de mes mains.

tete de boudha en pierre martin damay
Visage en pierre sculpté, Martin Damay

Un processus de création et un seul

Il en va de même dans tout processus de création (certains diront, de « créativité »).
Nous aimons parler de création (création artistique »…) ; et le « process » est le même c’est à dire :

  • 1/un rien
  • 2/une charité
  • 3/un développement constructif (dans le cas de la sculpture il s’agit d’un développement tridimensionnel)
  • 4/un partage ou « un don ».
visage sculpture de vierge en pierre
Visage en pierre sculpté, Martin Damay

L’acte de sculpter un visage possède un début et une fin

  • Le début est la pierre « vide et vague ». Elle ne contient rien du visage, et aucune prédestination n’est en cette pierre.
  • La fin est le visage trouvé, le visage apparu, cette forme qui contiendra la digne caractéristique plastique de la vie.

Le début contient un appel : la pierre contient ce qu’elle peut devenir. Je conçois grâce à la matière :

  • homme
  • ou femme

Consultez l’univers d’un sculpteur

tete d'enfant en pierre
Visage en pierre sculpté dans la boutique, Martin Damay

Le visage en peinture

La question de la peinture du visage est-elle possible dès lors que l’on observe la complexité que l’on peut y voir dans la pratique ?
Peu de peintres ont réellement résolu la question : la référence en terme de peinture de visage semble être les portraits du Fayoum.

La sculpture est contenue dans le premier geste

Dans mon premier geste est contenue la sculpture : 

  • le caractère
  • la personne
    Qu’il soit clair, distinct, vaporeux, le concept continué dans le geste contient le genre :
    – homme ou femme, sans équivoque : Le premier geste contient la physionomie de la personne représentée.
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Visage en pierre sculpté dans la boutique, Martin Damay

La vie dont la sculpture a besoin

La vie d’une sculpture est caractéristique de ses potentialités :

  • La matière reste matière mais à mesure du travail elle disparaît totalement pour laisser place au sujet. « La vie, ce n’est pas le mouvement » disait Rodin, « c’est le modelé ».
    En effet Rodin, qui aimait le modelage notamment  de l’argile, connaissait cette vie particulière qui apparaît à un certain stade de l’évolution du travail.

Cette vie, caractéristique et particulière à la sculpture, peut être comparée à une flamme qui ne se consume pas !

La destruction est dans l'égoïsme

L’avancée est dans le geste sculptant, celui- ci se trouvant confronté à son opposé ; l’égo.
L’égoisme menace la création puisqu’il contient en son germe le retour sur soi, c’est à dire la non- création, en définitive la destruction.