Ethique de l'art
Expérience et sujets : c’est dans le blog
Techniques de l'art
Le blog dévoile le comment de la sculpture
Expérience et sujets : c’est dans le blog
Le blog dévoile le comment de la sculpture
Au sein de la sculpture, un art qui fige le mouvement dans la matière, se tisse une relation complexe avec le temps ; Chaque œuvre sculptée porte en elle une empreinte temporelle, capturant l’instant et le pérennisant dans une danse infinie avec l’éternité.
Dans cet article, nous plongeons dans le dialogue entre la sculpture et le temps.
Car la sculpture devient
Table des matières
ToggleLa sculpture est un temps, un temps fécond, comme arrêté.
La statue est sans durée, ou plutôt d’une durée éternelle. Elle trouve dans cette durée sa vie, son expression.
Le temps dans une sculpture est celui qui est capté pour être fixé : Est- ce que je parle seulement du temps de la fabrication de l’œuvre ?
Ce qui est fixé est donc l’existant, une vie « arrêtée ».
Dans cet instant choisi se trouve l’Existence de la statue, du personnage représenté.
Le temps est
L’art, par essence, capte un moment fugitif, une émotion instantanée. Qu’il soit visuel, sonore ou écrit, chaque œuvre transmet une vérité éphémère mais percutante, une énergie palpable qui ne se limite pas à sa durée de présentation, mais se déploie dans l’instant même de sa rencontre avec le spectateur.
Chaque œuvre est un condensé de l’éternité dans l’instant, une exploration du temps qui suspend la réalité. L’immédiateté de l’art ne se mesure pas par sa durée, mais par l’intensité de la connexion qu’il établit, rendant chaque rencontre unique et inoubliable.
La sculpture offre une forme stable, elle fige l’idée parfois fugace, le concept qui disparaît, fuit, se modifie.
Le temps en question est en rapport avec l’«exprimé» : La statue semble figée, la « statue est statique». Le temps arrêté est contenu en elle.
La statue exprime un temps, son temps. Celui qui est son propre temps, unique. La vie jaillit de ce temps qualifié d’instant.
Qu’importe le temps de la fabrication ! celui- ci est caduque, devenu sans importance ; il aura été de
Chaque statue en pierre que je crée incarne une vie propre, unique et étroitement liée à son histoire.
Du moment où la commande est passée jusqu’à sa livraison, elle absorbe tout l’environnement invisible qui l’entoure : les aléas du quotidien, les variations du climat, et même les transformations intérieures du sculpteur.
Ces fragments de vie imprègnent la pierre, rendant chaque création authentique et vivante, comme un témoin silencieux de son époque et des émotions qui l’ont accompagné.
Cette inspiration, vécue par moi, sculpteur, et située dans le temps et l’histoire, va s’incarner : Du début à la fin de la création de la sculpture, le geste, cette «motivation» auront été les mêmes, uniques, en unicité.
Au départ la statue est « concept cordial »:
Un concept, qui va prendre forme, et qui à mesure de la forme naissante, apparaissante, va
J’aime ce temps exprimé dans une statue ; j’aime sa prestance, que Tout soit en elle, ou que Tout soit contenu dans cet instant en fait, dans un unique temps.
Je trouve cela dans la statue, plus que dans la peinture ; est- ce à cause de la matérialité de la statue ?
Mais dois- je parler de « matérialité » puisque ce mot semble inadéquat pour exprimer l’esprit qui préside l’œuvre !
Qu’il y ait un « rien » je l’admets.
Comment admettre le « rien » si ce « rien » revient à Dieu qui seul crée de «rien»?
Toutefois créer une statue contient initialement un «rien» :
Quelle serait ma motivation si un rien «n’était pas» ?
– Ce rien est défendable.
Alors parler de ce « rien » à l’origine de la statue, est en soit contradictoire ; je ne peux qu’essayer d’en aborder les contours… et ne pas attaquer la question « de front »…