sculpture statue en pierre sculptee

Les choses ont un début et une fin. Pour la sculpture il s’agirait de savoir quand elle commence !

Quand j’ai débuté en sculpture

Mes débuts en sculpture se situent dans les années 1986 et 1987. Bien que mon goût pour la forme matérielle et la matière soit plus ancien.
Pour moi, lorsque j’ai débuté en sculpture j’étais lié à la vie artistique en général ainsi qu’au contexte de l’art du XXe siècle du début à la fin.

Débuter en sculpture avec une double idée

En sculpture, je gardais donc au fond de moi une double idée : D’une part celle des années du début du 20 ème siècle, avec Montmartre, ses sculpteurs inspirés, fructueux.
Tout cela n’était pas si loin dans mon esprit et m’était proche dans le temps et l’espace…!
D’autre part la sculpture s’imposait à moi par son esprit et par sa forme ! : L’esprit tenait une priorité, la sculpture m’attirait mystérieusement.

Revoir l’idée

Mais je dois le dire mes visites à Paris ont été fort déçues à ce moment là : Je découvrais la mondanité qui s’emparait des quartiers de Montmartre, dénaturant les contextes de la création de la peinture et de la sculpture telles que je les avais imaginés.
Eliminé, dénaturé, il était clair qu’une sculpture « du passé », était balayé petit à petit d’un revers de manche.

Une impression démontrée


Au moment où j’écris ces lignes, l’impression se démontre : La sculpture qui a passionné tant d’artistes et donné des œuvres reconnues et toujours passionnantes à découvrir, cette sculpture perd son actualité et son intérêt pour beaucoup de sculpteurs.
La matière pierre est exigeante dans sa manipulation. Exigeante dans son travail, rude dans sa réponse à l’outil, « ingrate ».
Les galeries d’art n’exposent pas de statues en pierre. L’art profane n’est plus orienté vers ce type de produit.

Le déstructuré s’est orienté vers le rien

Le déstructuré que l’on trouve chez les artistes du XXème siècle, et qui conservait la part de règles canoniques, voir Picasso, Zadkine, Brancusi, formés à l’école des classiques, s’est orienté vers le subjectif pour aboutir à la pauvreté radicale.

“L’art moderne s’achemine vers son déclin, parce qu’il n’existe plus d’art académique fort. Il faut une règle, même si elle est mauvaise, parce que la puissance de l’art s’affirme dans la rupture des tabous. Supprimer les obstacles ce n’est pas la liberté …” Picasso, dans “vivre avec Picasso” F.Gilot 1964

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